Propriété de la commune depuis 2008 il a été restauré en respectant le lavoir originel.
Le lavoir avant sa rénovation
Ici pour laver le linge on utilisait la planche et le battoir, tandis que dans le marais ou en bord de rivière on se servait d’une carrosse (mot issu du patois poitevin « cârosse » ) désignant une sorte de caisse en bois dans laquelle s’agenouillaient les femmes lorsqu’elles lavaient le linge avec les battoirs.
Sauver les anciens puits : un patrimoine à préserver
Autrefois les puits communs étaient le cœur battant des villages. Ces structures sont de véritables témoins du mode de vie d’antan car ils étaient des lieux de rencontres, d’échanges, de partage de nouvelles lors du puisage de l’eau pour les humains, pour abreuver les animaux, faire la lessive. Ils rappellent une époque où l’eau était un bien rare, nécessitant organisation et solidarité.
De nombreux villages et maisons particulières possèdent encore de vieux puits, souvent cachés sous la végétation ou condamnés pour des raisons de sécurités. Aujourd’hui ces témoins du passé tombent en désuétude menacés par le temps l’oubli et le manque d’entretien.
Mais un projet ambitieux a vu le jour en 2003 sur la commune : Face à la dégradation de ces puits, la municipalité s’est fixé un objectif double : restaurer leur architecture pour les préserve et leur garder leur fonction, tout en sensibilisant les habitants à l’histoire de l’eau et à la nécessité d’une consommation responsable.
Arnaud Vauvert, ferronnier à Bouillé Courdault, a été chargé de ces travaux avec respect de la tradition et compétence, comme vous pouvez le voir avec ce puits. Leur redonner de la visibilité dans l’espace public c’est une manière de conjuguer passé et présent.